MISE EN PLACE DES COMITES TERRITORIAUX DE PILOTAGE

MISE EN PLACE DES COMITES TERRITORIAUX DE PILOTAGE

Les Comités de Pilotage Territoriaux viennent d’être mis en place dans les territoires de Kalehe, Walungu et Kabare. C’était en date du  8 Février 2020 que le comité de pilotage de Kalehe a été mis en place à Bunyakiri. Ensuite suivra le comité de pilotage de Walungu en date du 13 Février 2020 à Walungu-centre, alors que celui de Kabare a été mis en place à Luhago en date du 14 Février de la même année. Cela sous la Facilitation de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde à travers son projet « Jeunesse engagée pour la paix dans la Province du Sud-Kivu » bénéficiant de l’appui financier du Fonds du Secrétaire Général des Nations-Unies pour la Consolidation de la Paix ; un cofinancement au Programme Tujenge Amani ! appuyé techniquement par le Département Fédéral des Affaires Étrangères Suisse à travers son Ambassade en République Démocratique du Congo.

Alors que les deux, programme et projet, visent la réduction des violences communautaires, le projet jeunesse engagée pour la paix qui veut que le comité territorial de pilotage soit mis en place vise à contribuer à la réduction des violences communautaires liées à l’implication des jeunes dans les groupes armés en vue de la stabilisation durable de la province du Sud-Kivu en général et des territoires de Kabare, Kalehe, Shabunda et Walungu en particulier.

Constitués chacun des membres du conseil local de sécurité, le conseil territorial de la jeunesse, les représentants des Noyaux mamans et jeunesse Tujenge Amani, ces comités territoriaux de pilotage mis en place ont comme rôle et responsabilité:

  • de participer aux missions de suivi et évaluation et de définir les nouvelles recommandations et orientations pour l’atteinte des résultats du projet ;
  •  de Participer à certaines activités stratégiques du projet, à savoir les Ateliers de restitution des résultats de la Recherche-Action Participative (Rap), le Dialogue sur les résultats de la RAP, les Ateliers de formation, la définition des critères de sélection des Bénéficiaires des Activités Génératrices des Revenues et validation de leurs listes, le Plaidoyer. Les activités génératrices des revenus sont prévues dans le cadre de ce projet en vue de réduire les risques des jeunes à se faire enrôler dans les groupes armés faute d’occupation.

  • d’appuyer les parties prenantes dans la mise en œuvre de certaines activités en cas de blocage ou des défis majeurs ;
  •  de participer aux réunions trimestrielles du Comité de Pilotage et formuler les recommandations.

Les territoires de Kalehe, Kabare, Shabunda et Walungu où est exécuté le Projet  jeunesse engagée pour la paix sont en proie non seulement à l’activisme des groupes armés perpétrant des exactions auprès des populations civiles, mais aussi à des conflits liés surtout à l’exploitation des ressources naturelles et ceux coutumiers engendrant des violences communautaires. Dans la manifestation de ces trois maux sociaux qui déstabilisent ces territoires, les jeunes sont souvent utilisés comme acteurs. C’est pourquoi les autorités locales jugent opportune la mise en place de ce Comité Territorial de Pilotage en vue de suivre de près la mise en œuvre des activités du projet jeunesse engagée pour la paix au Sud-Kivu. Les activités prévues dans le cadre de ces programme et projet (médiation, sensibilisation,…) s’inscrivent dans le cadre de la consolidation de la paix.

Pour le Chef de Poste de Luhago,  80% de la population de son entité vivent des travaux des champs. Cette population a peur d’accéder aux champs suite à l’insécurité perpétrée par les groupes armés actifs dans la zone. Ces groupes érigent illégalement des barrières et extorquent la population. Le Comité de Pilotage Territorial où siègeront aussi les jeunes va donc aider, à côté des jeunes, dans la sensibilisation des autres jeunes à quitter les groupes armés.

Le Secrétaire Administratif de la chefferie de Ngweshe déclare, quant à lui, que la mise en place du Comité de Pilotage Territorial vient apporter un appui aux actions de paix que mène la Chefferie de Ngweshe , théâtre des conflits armés et des cas de justice populaire.

Et pour la Société Civile de Kalehe, cette structure mise en place vient renforcer la gestion de proximité de la question sécuritaire ;c’est-à-dire qu’à travers ce cadre, la jeunesse et les autorités locales pourront face-face se recadrer par rapport à la problématique paix et de stabilisation.

En somme, les membres des conseils locaux de sécurité, les conseils territoriaux de la jeunesse et les structures communautaires de paix pour ces quatre territoires s’engagent à contribuer à l’atteinte des résultats en participant aux actions stratégiques de stabilisation prévues par le projet jeunesse engagée pour la paix dans les territoires de Kalehe, Kabare et Walungu.

Après la mise en place de ces comités dans les territoires cités ci hauts, ce même exercice  a été  fait à Luhago dans le territoire de Shabunda en date du 07 Mars 2020

Pré-forum provincial sur la paix, la Sécurite et le Développement au Sud-Kivu. Bukavu, 27 Avril 2018

Pré-forum provincial sur la paix, la Sécurite et le Développement au Sud-Kivu. Bukavu, 27 Avril 2018

Plusieurs acteurs du Sud-Kivu vivant à l’intérieur et à l’extérieur de la Province viennent de se retrouver pendant deux jours à Bukavu au moment où les enjeux politiques à l’ère de la démocratisation des institutions de l’Etat entrainent des compétitions violentes qui ont une résonance dans le tissu social congolais.  En effet, ce jeudi 26 et ce vendredi 27 Avril 2018, un atelier préparatoire à un Forum provincial a regroupé des acteurs de la société civile et les représentants des mutuelles ethniques du Sud-Kivu autour des acteurs étatiques pour trouver des propositions locales aux problèmes locaux en complément aux stratégies prioritaires annoncées pour le développement  de la Province.En effet, la crise sécuritaire dans les terroirs et les facteurs qui gangrènent le développement local ont été assortis de propositions d’issues qui, par la suite, vont rencontrer dans un deuxième temps les experts locaux, nationaux et de la diaspora et même internationaux aux côtés des décideurs nationaux et étrangers, publics et privés. Il s’agira de reformuler, de cartographier et de rationaliser les propositions d’actions en termes de politiques, programmes et projets à court, moyen et long terme adaptés aux capacités disponibles et ainsi décrocher une appropriation sectorielle par les parties prenantes et des engagements formels à réaliser tout ou partie de chaque branche de sa souscription.L’appui technique et financier de Interpeace a été déterminant pour faciliter la préparation de ces assises très importantes pour la consolidation de la paix dans les Grands Lacs africains. C’est de cette manière que le Programme Régional de Dialogue Transfrontalier pour la Paix est engagé dans l’appui au Forum Communautaire provincial sur la sécurité et le développement au Sud-Kivu. Cette activité est une opportunité pour ce programme dans l’optique de chercher à développer un partenariat stratégique avec les leaders des communautés ethniques du Sud kivu vivant à Kinshasa et connecter le travail réalisé en province avec les institutions nationales. C’est aussi une opportunité de travailler avec les autorités provinciales et nationales pour faire avancer l’agenda pour la paix au Sud Kivu.

Bukavu, 27 Avril 2018

Prosper Hamuli Birali
Chercheur en Organisation des Communautés.

Deo Buuma,Acteur de la société civile nominé Ambassadeur pour la Paix

Deo Buuma,Acteur de la société civile nominé Ambassadeur pour la Paix

Nous devons redoubler d’efforts pour la transformation positive de notre société en termes en musant sur le capital humain. Il nous faut surtout envisager des mécanismes qui participent plus concrètement à l’’anéantissement de tous les systèmes qui avilissent l’homme. Travailler sur la déconstruction des stéréotypes et toutes les formes des manipulations qui éloignent les hommes de leurs semblables. Mais quoiqu’il en soit de ce souci, il va sans prétendre chercher à mettre fin aux conflits, mais plutôt d’en réduire sensiblement leurs potentiels de violences, grâce à des mécanismes d’analyse des situations, de dialogue, de médiation pour aborder tout conflit à potentiel de violence susceptible de disloquer la communauté. Et pour inciter les parties prenantes de la possibilité d’y arriver, il faut quotidiennement les amener à développer leurs propres mécanismes de prévention et de transformation graduelle de la dynamique. L’ex président américain, Barack OBAMA disait, « quand on veut, on peut ». Ce prix de reconnaissance lui a été décerné au cours de la cérémonie de sortie officielle du conseil des confessions religieuses par la fédération pour la paix universelle le 10 mars 2018 en la salle Concordia. C’est elle qui l’a décoré pour ses nombreux efforts dans la recherche et la consolidation de la paix au Sud-Kivu, en RDConco et dans les pays des grands-Lacs Africains. L’heureux lauréat, Directeur National de l’ONG Action pour la Paix et la Concorde, APC n’a pas hésité d’exprimer sa gratitude pour ce geste qui vient récompenser sa lutte de longue haleine pour la paix sociale.

Compte rendu de la visite d’usaid au sein cdm bushumba/kashusha en date du 18 mai 2018.

Compte rendu de la visite d’usaid au sein cdm bushumba/kashusha en date du 18 mai 2018.

Dans le cadre du projet FSP volet bonne gouvernance une délégation de USAID représentée par son Chef de Mission en RDC accompagné avec celle de Mercy Corps représentée par madame Pauline, la chargée de qualité du projet FSP, a fait une descente sur le terrain en date du 18  mai 2018 dans le village Cikoma, groupement de Bushumba.L’objectif de cette visite était de faire un suivi des activités du programme FSP en particulier les activités agricoles ainsi que celles de la bonne gouvernance. C’est dans ce dernier volet que le CDM Bushumba a été sélectionné pour cette visite.
Ont participé à l’entretien tenu au bureau du CDM Bushumba/Kashusha
1.    Le chef de Mission de USAID
2.    Le chargé de qualité du projet FSP
3.    Le chef de Base de Mercy Corps à Kavumu
4.    Le Responsable de World Vision à Bukavu
5.    Le coordonnateur Agri du projet FSP
6.    Le manager BCC
7.    Le point focal APC du projet FSP
8.    Le chef de groupement de Bushumba
9.    Les membres CDM (tous)
Ordre du jour
·       Comment fonctionne les CDM
·       Les activités menées par le CDM
Déroulement de l’entretien
L’entretien du jour a été beaucoup caractérisé par des questions adressées aux membres CDM qui à leur tour répondaient dans la langue locale le swahili dont le point focal a fait la traduction pour une meilleure compréhension des participants.
Question :
Comment est né le CDM et comment fonctionne-t-il?
Membres de CDM
Le modérateur a pris la parole au nom des membres CDM tout en expliquant je cite :
Le CDM Bushumba émane de la communauté et c’est à l’issu d’une Assemblée communautaire élective qu’avait facilitée APC que 12 membres ont été élus dont 6 dans l’aire de santé de Bushumba et 6 dans l’aire de santé de Kashusha. Il a aussi signalé que c’est une structure communautaire regorgeant la représentativité de différentes couches sociales de la communauté dans deux aires de santé entre autre aire de santé de Bushumba et celle de Kashusha.
A cette même occasion, il a passé en revue des quelques formations dont ils ont été bénéficiaires de la part de APC.
Question :
 Comment savez-vous qu’il y a un cas de conflit et quelles sont les procédures pour réaliser  une médiation.
Membres de CDM
Parmi les activités que nous organisons, il y a les permanences au bureau et ces permanences se font d’une manière systématique et régulière. La personne en permanence reçoit le conflit qui arrive au bureau du CDM (plaignant) ou partie A. Le CDM procède à l’écoute de ses déclarations et fait l’identification et la documentation du conflit, en revanche, il produit une invitation qu’il envoie à la partie B ou partie accusée. Cette deuxième partie se présente aussi à son tour au bureau du CDM et qui s’explique aussi. En fin, les membres du CDM proposent un jour qu’ils pourront appeler les deux parties pour une confrontation et c’est à l’issue de cette confrontation que la médiation aura lieu. Si les deux parties s’entendent (médiation réussie), ils signent un acte de compromis par contre s’ils ne s’entendent pas quant à eux de vouloir s’orienter ailleurs.
Question :
Si une partie en conflit a des relations avec un membre du CDM, ce dernier peut aussi participer ou peut faciliter la médiation ?
Membres de  CDM
Le membre du CDM qui a des relations avec une partie (A ou B) ne peut pas faciliter cette médiation, d’ailleurs il ne doit même pas participer à la séance de médiation.
Question :
Le travail que vous faites est-il rémunéré et pour quoi vous le faites ?
Membres de CDM
Le travail que nous faisons est volontaire et nous n’avons aucune rémunération à la fin du mois. Nous le faisons car nous voulons la paix et l’harmonie dans nos entités. Et beaucoup plus nous ne voulons pas voir notre communauté rester dans la pauvreté à cause des conflits car en saisissant les instances judiciaires, les parties en conflits perdent toujours du temps de vaquer à leurs activités, et des sommes d’argent qui pouvait constituer l’épargne ou répondre aux besoins de la famille. Nous sommes très fiers lorsque nous facilitons la compréhension entre deux parties qui étaient en conflit  c’est-à-dire lors qu’un climat de cohésion revient entre eux. Ceci est considéré comme le salaire que nous recevons.
Question :
Quelle relation existe-t-il entre vous et les autorités coutumières (chef de village, chef de groupement,…)
Membres de CDM
L’interaction entre nous et les chefs locaux est que lors qu’il y a un conflit  qui arrive chez le chef et qui nécessite notre intervention, les chefs locaux n’hésitent pas de nous le transférer au sein de notre bureau. Ce qui explique l’implication des chefs locaux dans les activités que nous faisons. Et nous sommes très contents de cette bonne collaboration entre nos chefs locaux et nous, CDM.
NB : Par cette même occasion le chef de groupement a pris la parole en disant qu’il met à la disposition des membres CDM une maison qu’ils peuvent utiliser comme bureau mais cette maison nécessite une réhabilitation car elle n’a ni porte ni fenêtre, et les murs doivent être repeints.
Question :
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de vos fonctions ?
Membres du CDM :
Les membres du CDM ont présenté les difficultés suivantes pendant la réalisation de leurs activités :
·       Exiguïté du local,
·       Problème de la répartition des frais de fonctionnement. Etant donné que le CDM arrose deux entités ou aires de santé différentes situées respectivement dans le Groupement de Bushumba et dans le Groupement de Miti, les 270 dollars qu’ils reçoivent chaque mois comme frais de fonctionnement deviennent insuffisants.
Question :
A quoi servent lers 270 dollars au sein du CDM ?
Membres du CDM :
Les membres du CDM ont répondu en disant que cet argent permet d’acheter des fournitures et petit équipement du bureau  et payer le transport pour faciliter les sensibilisations dans le milieu. Mais aussi il y a des conflits qui demandent que les membres du CDM aillent sur le terrain pour se rendre compte de certaines réalités. C’est le cas par exemples des conflits des limites des champs. Dans de tels cas, c’est cet agent qui facilitera leur déplacement (transport).
Question :
Combien des sensibilisations vous faites par mois et à part les conflits fonciers y a-t-il d’autres conflits que vous recevez au sein de votre CDM ?
Membres du CDM :
Nous faisons quatre sensibilisations le mois soit une sensibilisation par semaine et cela dans différents villages et sous villages. A part les conflits fonciers, nous recevons aussi au sein du CDM le conflit à caractère social. C’est le cas par exemple des conflits conjugaux, abus de confiance, vol, conflits d’héritage et bien d’autres.
Question :
Quel est le sort du CDM après le départ d’APC ?
Membres du CDM :
Ces derniers ont répondu qu’ils vont continuer à travailler car APC est entrain de leurs apprendre à s’auto prendre en charge. Nous organisons une cotisation mensuelle de 1000FC par membre du CDM, avec ou sans soutien de APC nous ne manquerons pas de papiers ou stylo mais aussi étant donné que c’est la communauté qui est notre patron, nous allons beaucoup plus demander à la communauté de nous soutenir dans nos activités.
En conclusion Monsieur Christophe, Chef de mission de USAID en RDC, a beaucoup remercié l’accueil que les membres du CDM lui ont réservé. Une idée l’a beaucoup flatté c’est celle d’éviter que les membres de la communauté saisissent les instances judiciaires lors de conflit car en saisissant les instances judiciaires, les parties en conflits perdent beaucoup de temps de vaquer à leurs activités, et de d’argent qui pouvait constituer l’épargne ou répondre aux besoins de la famille.
Pour confirmer leur passage au CDM, Monsieur Christophe et Madame Pauline ont signé dans le livre d’or du CDM BUSHUMBA KASHUHSA. En fin la photo de famille réunissant les membres du CDM, les visiteurs et l’équipe d’APC a caractérisé la fin de cette visite.
Commencée à 11h 45 la visite a pris fin à 12h25.
Fait à Bushumba ce 19 mai 2018.
Michel KABIKABI Agent terrain APC/FSP et Rapporteur du jour.

Rencontre à Bukavu dans le cadre du projet d’appui à la mise en oeuvre de la feuille de route

Rencontre à Bukavu dans le cadre du projet d’appui à la mise en oeuvre de la feuille de route

Le processus de la mise en oeuvre de la feuille de route issue du Forum Inter provincial du 12 au 13 Septembre 2018 sur la persistance de l’activisme des groupes armés dans les provinces du Nord et Sud-Kivu va bon train.
Il s’est tenu à Bukavu le 01 mars 2019, une rencontre dans le cadre du projet d’appui à la mise en un œuvre de ladite feuille.
Cette rencontre a été co-présidée par leurs Excellences Ministres Provinciaux de Plan  de deux provinces ,Muller Ruhimbika pour le Sud-Kivu et Madame SHEMATSI BAENI du Nord-Kivu.
Les participants à la réunion accordés sur:
– l’impératif d’accélérer le processus en mettant en œuvre le projet prévu s’impose
– la communication sur la réunion inter provincial tenue ce 1 mars 2019 au près des médias
– la communication avec Kinshasa sur le processus
– la disponibilité  du document final d’ici le 7 mars 2019
– la définition d’une date de la réunion du comité de suivi et celle de CAP
– l’intégration d’une organisation du Nord Kivu travaillant sur le pilier dialogue démocratique dans la mise en œuvre du projet
– l’actualisation les données sur les Groupes Armés et leur volonté à se démobiliser par les ONG( APC et Alerte).
– l’affinement de la méthodologie et le texte du projet.
Ont pris aussi part, les Chargés de Missions du Programme STAREC SUD-KIVU et NORD-KIVU, les  délégués de l’Unité  d’Appui à la Stabilisation de  MONUSCO et d’autres partenaires entre autres UN HABITAT, Alert International et Action pour la Paix et la Concorde APC en sigle et du Professeur Emery Mudinga Consultant en la matière.

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